On the road to Kep par BeNoot
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On the road to Kep


Date : 02/09/2007 - Pays : Cambodge
Mots clés : asiecambodgekampotkepmoto crosspaysagerizieresroutard
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On vous avait parlé il y a quelques temps de celà de Kep, ancienne station balnéaire.

Nous allons vous parler aujourd'hui de la route annexe que nous empruntons d'habitude entre Phnom Penh et Kep.

Bien plus neuve et plus agréable, aussi bien pour les fesses que pour les yeux, la route annexe pour se rendre à Kep bénéfiecie d'un paysage extroardinaire en tout temps.

Nous avons eu l'opportunité de prendre la route à pleine dent en moto 250cc en compagnie de Krol et Cooz (alias Carole et Julien) venu de l'été gris de Paris pour prendre un bain de soleil avant de reprendre le boulot.


A la sortie de Phnom Penh, nous prenons la route nationale n°3. Après la ville de Takeo se toruve une bifurcation. L'une mène à Kampot directement (toujours la n°3), l'autre à Kompong Trach puis à Kep.

C'est ici que l'émerveillement commence!

Malgré le ciel menaçant qui nous poursuit, nos bécanes foncent à travers un paysage vert pour les rizières, rouge pour le bord de la route, bleu pour le ciel et gris pour le ciel menaçant derrière nous.

Tour à tour nous dépassons des bergers de vaches et leurs troupeau, des écoliers, des agriculteurs en vélo etc..

Plus nous nous rapprochons du sud, plus l'horizon s'élève pour former des collines verdoyantes plantées au milieu des rizières.

Nous nous arrêterons maintes fois pour prendre de belles photos et nous désaltérer.

Finalement on aura mis 5h au lieu des 3heures habituelles. C'était long, mais qu'est-ce que c'était beau!


Pour ma part, cette route est celle où j'ai appris la moto, et ça fait parti maintenant de mon vécu. C'est un petit trésor personnel que j'aurai toujours dans la tête.

En fait, je suis loin d'être un adepte des bécanes. Cela doit faire la cinquième fois maintenant que l'on loue un de ces monstres, et j'ai toujours un certaine appréhension et la main un peu hésitante. Normal aussi quand on apprend sur le tas, dans une circulation où tout le monde conduit à l'instinct. Bref je suis pas très à l'aise, l'engin est lourd. Surtout qu'il faut soritr de la capitale embouteillée. Trois quarts d'heure souvent pour sortir du rush. Ensuite le route est en mauvaise état, pendant plus d'une heure, la circulation est intense sur ce tronçon encore, il ya beaucoup de camions notamment. Le pire étant qu'ils n'utilisent pas les rétros, et lorsque vous les dépassez vous êtes parfois parfois gratifié de gros écarts de leur part qui vous poussent hors du bitume. Sur ces routes droites jusqu'à l'horizon, il peut être facile de se laisser aller à la gisante sensation du paysage -déjà merveilleux- défilant mais ce serait l'affaire d'inconscient car il faut avoir l'oeil au sol pour éviter tant ce peu les "aires" de poule, l'oeil en l'air pour esquiver les libellules, les guêpes aux yeux cramoisis -hargneuses celles-ci- et autres bourdons, l'oeil sur les bords pour anticiper les traversées intempestives de boeufs, chiens et enfants rêveurs ou casse-cous. Les raccords de pont, ces planches de métal simplement posées sur des armatures, nous imposent de ralentir de loin, sous peine de se voir être éjecter de la moto. Les fesses patissent et la vigilence éprouve. Sorti de nul part, ce pont arqué construit par les japonais donne un minimum de relief à ces plaines infinies, mais surtout c'est trente mètres de bonheur véritable, sans aucune aspérité. Après la route cabossée, cette soudaine impression de douceur donne l'impression de voler. Puis ça repart et le séant crie à la souffrance.

Tram Kat enfin. Repos et nourriture pour le corps, l'esprit et le moteur.

L'appel de l'asphalte encore... Mais maintenant c'est le réconfort après tous ces efforts, ce pourquoi on s'est fait violence jusqu'à présent. Une route en très bon état, une circulation quasi nulle, un paysage époustouflant; qu'il pleuve, qu'il vente, les yeux se régalent. Et là on ressent le bonheur des bikers à rider sur des routes vierges et dans des décors généreux. Les mains se décrispent des manettes, on est seuls sur la route à dévorer égoïstement mais pour tout le monde ce que les yeux nous offre. L'air giflant joyeusement le visage, les manches claquant au vent, nous sommes pour un moment les maîtres du monde.

Si vous êtes sur la route en fin d'après midi, la lumière rasante illumine les rizières d'un jaune orange très chaleureux, les couleurs donnent une tout autre atmosphère qui cristallisent encore plus ces lieux. De plus c'est l'heure de rushes le long de la ligne noire, les gens reviennent des rizières et rentrent leurs bêtes. Vous avancez au rythme des buffles qui envahissent la route, vous croisez des charrettes et toutes sortes d'engins motorisés bricolés.

La ville de Kompong Trach est maintenant derrière, les pics rocheux sur la droite où la végétation trouve quand même prise, l'iode de la mer vient de la gauche. On termine le voyage avec une piste en terre rouge, parfois la silhouette d'immenses arbres, fiers mais maintenant rares, se découpent sur les collines boisées. Kep Village, ça y'est. Des volutes de chaleur s'échappent des moteurs, les hamacs s'étirent sous nos corps fourbus. Les takéos nous surveillent. Quand nous nous endormirons, ils pourront sortir chasser.

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