Tibet et bouddhisme par BeNoot
Vous êtes ici : Accueil - Guide > Communauté > gobo69 > Chine du Sud > Tibet et bouddhisme
Pour accéder à l'ensemble du profil de ce membre, vous devez faire partie de son réseau. Identifiez-vous ou inscrivez-vous

Voir les autres auteurs
Please wait    Chargement...

Autres articles du carnet


Autres articles du même genre


Email Print
<<< Précédent

Tibet et bouddhisme


Date : 01/08/2007 - Pays : Chine
Mots clés : bouddhachinemonastèretibet
Suivant >>>
Get Adobe Flash player

Nouveau chapitre sur notre périple : le Tibet oriental et ses monastères.


Après quelques jours, nous arrivons au Tibet Oriental. Désormais le « tashidelek » est de rigueur pour dire bonjour. Ici peu de gens parlent le mandarin, seuls les jeunes qui vont à l’école apprennent la langue officielle.


Un monastère tibétain, bien souvent, c'est déjà un site naturel magnifique. On se retrouve devant un bâtiment accroché à flan de montagne. Les facades sont souvent blanches avec une frange rouge bordeaux en haut. La forme est bien caractéristique : la façade n'est pas rectangulaire, le sommet est plus fin que la base. On se dirige vers le ciel pour mieux grandir.

Sur le toit, plat, s'élancent de nombreux objets dorés : les deux biches de bouddha, les cônes porteurs de cloches...Bref, un monastère tibétain, ça brille au soleil.


Dedans, toute une atmosphère. Ambiance rouge et or, sombre. Le temple est une salle plus ou moins carrée. En entrant, on se trouve sous une galerie qui fait le tour de la pièce. On ne voit pas le plafond traversé par des colonnes de tissus. Le centre est occupé par un damier de colonnes, qui multiplient les effets d'ombre. Sur le plancher, alignés parallèlement, les tapis de prières à coté de petit box (dans lesquels chaque moine range ces affaires); Les moines s'y retrouvent chaque matin pour prier, méditer . Sur les côtés, des meubles en bois à vitrine contiennent des dizaines de statues à vénérer ou encore des textes sacrés en tibétain. L'air semble gras et l’on respire la fumée des bougies de beurre de yak. Entre les colonnes, de grands étendards peints de bouddhas et autres disciples pendent du plafond jusqu’à 2 m du sol. On ne voit de certaines statues immenses (plusieurs mètres) que les pieds croisés sur des lotus. La contre plongée est décidément une saisissante démonstration de puissance et de supériorité.


Le bouddhisme tibétain semble très "idolâtré". On voit bouddha (à la coiffure bleue), bouddha du présent, bouddha du futur, bouddha illuminé, boddhisattva de la compassion, de la sagesse, et une ribambelle de protecteurs qui ressemblent en fait à des monstres aux yeux exorbités. Tous ces êtres supérieurs ont leur code pictural, leurs attributs.


On a assiste aux rituels des fidèles. Quand on est bouddhiste tibétain, avant d'entrer au temple, on sort son moulin à prière « portatif », une sorte de hochet qui pivote circulairement. On peut avoir son chapelet en bois. Devant les statues, une salutation. Entre les statues, un marmonnement constant de phrases saintes (des sutras). On pose un billet entre les doigts de la statue, ou près des vitrines.


Le plus beau dans ces temples, c'est la lueur des mèches plantées dans de larges bols de cuivre de beurre de yak, régulièrement remplis par les pèlerins. On se croit bien souvent devant un De La Tour ou un Rembrandt quand s'éclaire le visage ridé d'une vieille femme qui verse son beurre fondu. Et l'odeur entêtante du beurre de yak, si caractéristique des temples tibétains, devient presque agréable...


Et les moines me direz vous ? Habillés avec leurs grandes toges rouges... On les a vu à l'œuvre dans le monastère de Litang, où nous sommes tombés par hasard sur une cérémonie matinale. Tous assis marmonnant leur chants, rythmiques, presque tribaux, tonalité gutturale : alabidawaladibawalawalawala... est ce beau ? pas vraiment. mais c'est mystique. Dans les villes aussi, ils sont très présents, à pied et souvent à moto. Ils ont entre 5 ans et 95 ans.


Ensuite, on est étonné par le boucan que font les touristes chinois dans les temples, la complaisance des moines (en dehors des cérémonies) qui posent pour la photo moyennant quelques yuans donnes au temple. La mondialisation est à l’œuvre quand un moine décroche en pleine cérémonie son portable (sans blague). Mais est-ce bien important ?


Arnaud

Please wait    Chargement...